Le plus
difficile est de lever les yeux. Au départ, les mille-huit cent mètres
de la face nord du Triglav dominent le ciel, les oiseaux et toute la Slovénie.
Des chemins qui mènent au refuge Triglavski, Tominškova Pot n'est
pas le plus facile : de sentier escarpé et aérien il se transforme
en via ferrata aux câbles rares et fatigués.
Les pins noirs laissent place à la minéralité la plus
brute. A l'aube, derniers pas sur l'arête effilée du Triglav
: le panorama s'étire, immense, des Dolomites au golfe de Trieste.
Reste à descendre, par l'arête de Plemenice : s'échapper
des barres rocheuses, glisser sur les névés, désescalader
une cheminée en rocher délité. Une descente plein ciel,
au bord du vide de la face nord. Mais pas de traces du Zlatorog, le légendaire
chamois aux Cornes d'Or…
Peut-être parce que le Triglav, sommet le moins connu des Alpes, en
est le plus vaste de ses royaumes…
POUR
EN SAVOIR PLUS :
How to climb Triglav, éditions Planinska Zalozba. (Association alpine
de Slovénie), sur place. Et aussi, le site du parc national du Triglav
:
www.steepstone.com
Point
de départ : le refuge Aljazev Dom, dans la vallée de
Vrata.
Difficulté : via ferrata non sécurisée,
passages aériens et parfois délicats dans un terrain haute-montagne
(névés).
Dénivelée : 1850 mètres.
Période : juin à fin septembre
Horaire : deux jours
Equipement :
les câbles en place sont anciens, parfois
coupés par des chutes de pierres. Une petite corde, et un piolet, en
plus du matériel de via ferrata, peut être utile. Casque indispensable
!
Carte : Triglavski Narodni Park,
au 1/50000ème
Copyright : photos Jocelyn Chavy - texte Jocelyn Chavy